Révélé par "Un Dos Tres", Pablo Puyol est bien plus qu'un acteur populaire. Son expérience de chanteur-interprète a montré chez lui d'autres qualités qui l'ont amené à se distinguer et à réaliser un premier album qui lui ressemble, "Déjame" ! Rencontre avec un mec qui ne se prend pas au sérieux dans un hôtel design du 3ème arrondissement de Paris!
Pablo, comment as-tu découvert que tu savais chanter?
Dès l'âge de 14 ans, je m'amusais à chanter dans ma chambre. Quelques années plus tard, quand je suis arrivé à Madrid pour entamer une carrière de comédien, je me suis rendu au casting de la comédie musicale "Grease", pour laquelle ils recherchaient des acteurs chanteurs. J'ai donc obtenu un rôle dans ce spectacle... Donc je me suis dit que je ne devais pas être si mauvais que ça en tant que chanteur ! (Sourire).
Chanter, c'est un moyen de se libérer pour toi?
Oui, c'est une forme d'expression qui fait travailler tout le corps. Et quand tu as fini, tu te sens soulagé comme lorsque tu viens de faire du sport.
Te souviens-tu du moment où tu t'es dit que tu voulais être artiste?
En réalité, je n'y avais jamais vraiment pensé. J'ai toujours été très sportif et je m'imaginais bien faire carrière dans le sport... Pourtant un jour, un de mes amis m'a emmené à un cours de théâtre et je me suis rendu compte que la comédie me plaisait énormément. A partir du moment où l'on goûte à la scène, on ne peut plus s'en passer !
Que faut-il à une chanson pour te donner envie de l'interpréter?
Que les paroles me parlent, qu'elles réveillent quelque chose en moi, que la mélodie ne soit pas trop douce - préférablement pop-rock !
Pourquoi avoir adapté en français "Como volver" et "Sigue la luz" sur l'édition française de ton album?
Pour moi, c'est important que les gens comprennent ce que je dis dans mes chansons. Comme je sais que tout le monde ne parle pas espagnol - quand j'ai appris que mon disque allait sortir en France - j'ai tenu à faire deux chansons dans la langue de Molière.
Tu parles français?
Non pas encore ! (en français dans le texte). Je suis en train de l'apprendre...
Le mot de la langue française que tu préfères dire?
"Je t'aime !"
Et la phrase que tu préfères entendre?
"Voulez-vous coucher avec moi?" (Rires).
Si tu devais écouter en boucle le CD de Beatriz Luengo, Miguel Angel Munoz ou Edu del Prado, lequel choisirais-tu et pourquoi?
Je n'ai pas encore écouté celui d'Edu... Je choisirais celui de Beatriz car son disque me paraît plus mûr, plus travaillé. Elle a pris son temps pour faire cet opus... Cependant, ce n'est pas le style de musique que je préfère. J'écoute plutôt du rock des années 70 et 80, tels que Rainbow, Deep Purple... Sinon, dans les artistes contemporains, je kiffe Nirvana, Aerosmith, Bon Jovi et Lenny Kravitz.
A ce jour, en quoi ta célébrité t'a-t-elle le plus servi?
A avoir plus de travail et à draguer davantage ! (Rires).
Ton succès t'a-t-il parfois fait un peu flipper?
Oui, il m'est arrivé de vouloir tout arrêter pour retourner dans ma famille, à Malaga. Je suis un mec assez timide en général, et c'est hyper dur de se sentir constamment épié. Je ne supporte pas trop le fait de ne plus vraiment avoir de vie privée.
Le plus important à tes yeux : la gloire, la fortune ou l'amour?
L'amour parce que la gloire, c'est un mensonge que se font les gens. L'argent t'aide bigrement mais peut aussi générer un tas de problèmes. Quant à l'amour, mêmesi ça fait souvent très mal, quand ça marche, ça en vaut la peine.
Selon toi, la célébrité facilite-t-elle ou complique-t-elle la vie amoureuse?
Je dirais que ça la rend plus difficile car j'ai du mal à distinguer si la personne que je fréquente m'aime pour moi, pour mon argent ou parce que je suis connu.
Quelles sont tes occupations quand tu ne bosses pas?
J'aime faire de la plongée, du snowboard, du ski, du volley-ball, jouer à la play station, passer du temps avec mes amis ou lire un bon bouquin.
A quel genre de lecture va ta préférence?
Je suis fasciné par l'histoire, par contre, je n'ai pas le courage de l'étudier. Alors, je lis pas mal de livres historiques.
Qu'as-tu visité durant tes séjours à Paris?
Je me suis baladé vers Montmartre, Saint-Michel, les Champs-Elysés et j'ai notamment visité Notre-Dame, la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe. En fait, ce que je préfère dans cette ville, c'est qu'il y a pleins de petits coins pas spécialement touristiques mais qui sont encore plus agréables à voir. Chaque quartier a un charme particulier...
Quel genre d'homme es-tu?
L'amour me rend follement jaloux et je suis un peu maniaque. A part ça, je pense être un type sympa, qui a le sens de l'humour et, comme je ne suis pas très intelligent, je suis très facile à vivre ! (Rires).
Te reste-t-il encore des rêves à réaliser?
Bien sûr ! Je crois que le jour où je n'aurai plus de rêves, je mourrai instantanément. J'aimerais devenir papa, avoir l'opportunité de sortir un autre album et jouer un rôle qui requiert un certain risque.
Quels sont tes projets pour les mois à venir?
Je vais continuer à promouvoir mon album. Je vais aussi prochainement jouer sur les planches en Espagne, dans "Sexual perversity in Chicago" de David Mamet - qui narre avec humour l'incompatibilité et l'hostilité entre les deux sexes.